Pour une réforme de l'apprentissage musical à Paris


Bienvenue sur le site du collectif "Parents pour la musique" !


Notre objectif est de mobiliser les élus de la Ville de Paris pour que l'apprentissage de la musique soit rendu plus accessible aux enfants.


Sur ce site, nous rassemblons témoignages, articles et propositions en ce sens.

Nous proposons des actions concrètes, comme par exemple le projet "Un piano dans chaque école" dans le cadre du budget participatif 2015.


Rejoignez nous, pour que l'apprentissage de la musique soit ouvert à tous les enfants, épanouissant et source de talent !

dimanche 23 novembre 2014

Les conservatoires toujours aussi élitistes

Un élitisme assumé et revendiqué


Les conservatoires ont été créés en 1795 pour former des musiciens professionnels. Malgré l'évolution des attentes, ils continuent à privilégier la formation d'excellence de quelques-uns et à négliger l'apprentissage de la musique ouvert aux enfants.

« Nous avons tous le souci de maintenir une certaine qualité d’enseignement dont nous restons les garants envers et contre tout et de marquer ainsi notre refus de voir l’enseignement artistique français se déliter progressivement au profit d’une pseudo-démocratisation de cet enseignement ». 

(Martine ANDRE - présidente de l'Union Nationale des Directeurs de Conservatoire)

L'exception culturelle parisienne


Partout en France, les élèves qui souhaitent devenir professionnels sont formés dans les conservatoires régionaux (CRR). A Paris, par dérogation, ces élèves peuvent passer le Diplôme d’Enseignement Musical auprès du CRR tout en suivant leur formation dans les conservatoires municipaux (CMA). Cette situation conduit les CMA à dédier plus de moyens à ces formations diplômantes, plus valorisantes, au détriment des moyens consacrés aux enfants et aux amateurs.

L'école tenue à l'écart


Selon le Conseil économique, social et environnemental régional d’Ile de France (à lire avec concentration !) :

« Sous la tutelle du ministère de la Culture et de la communication, la France a développé depuis longtemps un réseau public d’enseignement initial [les conservatoires] particulièrement dense, parallèlement aux enseignements artistiques relevant de l’enseignement général dispensé par l’Éducation nationale, au point que l’on peut se demander si l’existence de ce réseau ne justifie pas la faiblesse reconnue de la prise en charge des enseignements artistiques par l’École. »

L'institution intouchable...


Commandé par Frédéric Mitterrand, ce rapport dénonce l'élitisme des conservatoires : 

« Je pense qu’il faut aujourd’hui passer outre ces principes discriminatoires car dans le fond, qu’elle soit populaire ou savante, la musique est un outil de communication universel et égalitaire. » 


http://mediatheque.cite-musique.fr/mediacomposite/cim/_Pdf/10_RapportLockwood.pdf


Les réactions ulcérées à ce rapport sont édifiantes (accrochez-vous, c'est du lourd !) :

Faut-il fermer les conservatoires ?


Réduire le financement public des conservatoires, c’est regrettable. Malheureusement, à voir comment ils restent hermétiques aux attentes des citoyens (au demeurant contribuables), ce n’est pas si surprenant ni inattendu.

Ce qui se passe à l'étranger arrive en France. Un exemple, à Roubaix et Tourcoing où l’État supprime ses subventions aux conservatoires. 

http://www.lavoixdunord.fr/region/l-etat-ne-donnera-plus-un-sou-au-conservatoire-de-tourcoing-ia26b58810n2606018

Mais la tendance est plus générale et touche tous les conservatoires régionaux : 

Les conservatoires au régime sec

Sur la défensive, les conservatoires réagissent par des discours d'intention d'ouverture - mais sans remettre en cause leur modèle. "Il faut que tout change pour que rien ne change"...

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